Une phrase a changé ma vie

"On ne regrette jamais de choisir le côté imprévisible de la vie"
(Dominique Manny, La V'limeuse autour du monde)

jeudi 11 décembre 2014

Faut ce qu'il faut ou le dernier blitz (terme allemand signifiant l'éclair) ! (11 décembre 2014)

J'arrive de l'école il est 22h30. Sentant la fin arriver, j'ai fait ce que j'ai pu pour terminer les tâches vraiment importantes: terminer la réalisation de A à Z des examens des 8e (dont une version différenciée), créer une grille d'évaluation et corriger les rapports de visite de la station d'épuration des eaux usées, faire le ménage du laboratoire, rentrer des notes. Pourquoi fallait que ce soit fait absolument ce soir? Parce que demain c'est notre déjeuner-bénéfices et qu'après je souhaite faire la sortie scolaire avec les élèves, nous irons voir le ballet Casse-noisette (une  enseignante sera sur scène). Pas question de rester à l'école et travailler! Je n'ai pas tout dit. En fin de semaine, nous allons en Alaska, je veux être complètement libre pour vivre cette journée pleinement. Aussi, il y a le souper poutine, il y a le party de profs... Que de déchirements, faudra choisir! Dimanche, je dois me consacrer à mon géocaching que j'ai négligé. Il doit être prêt mardi, croûte que croûte! La semaine prochaine, je sens qu'elle va s'envoler dans un claquement de doigts. Il y aura des corrections, des preuves pour le cyberfolio à ramasser, des activités spéciales à préparer, un cadeau à faire à notre ami-secret (je ne vous direz pas qui j'ai pigé, car Amélie lit mon blogue...) et profiter un peu du Yukon. Je ne suis pas partie que j'ai hâte de revenir.

Au plan professionnel, il y a beaucoup de prises de conscience qui se font actuellement. Entre autre, par rapport à l'évaluation. Dans les résultats des élèves je vois mes erreurs, mes forces. Je réalise aussi combien il est important de prendre le temps de monter le matériel d'évaluation avant d'enseigner la matière autant que possible. La cohérence entre l'enseignement, les activités proposées et les travaux demandés  est beaucoup plus tangible. Je me demande toutefois dans quelles conditions cela peut être possible. Je pense aux enseignants ici qui devront bientôt passer de l'évaluation d'objectifs à l'évaluation de compétences. Ils sont déjà débordés, comment pourront-ils trouver le temps de développer des outils d'évaluation?

Pour terminer, je veux mentionner un fait important. Je commence à ressentir en dedans que tout est possible: j'ai ce qu'il faut pour devenir l'enseignante que je rêve d'être. Je recommence à en avoir envie comme je l'envisageais en début de formation. Faut dire que l'ambiance ici est propice. Par exemple, aujourd'hui, les élèves de 7e et 8e ont participé à la préparation du déjeuner de demain. Un groupe a coupé les fruits pour une éléphantesque salade de fruits, un certain EA a fait cuire tout le bacon en stock à Whitehorse (en s'en gardant une petite tranche pour sa collation de 4 heure qu'il s'est fait à moitié voler par une élève rusée au regard rempli de convoitise!), d'autres se sont époumonés sur des chansons de Noël en créant des immenses flocons de papier (trop beaux! non, non je n'ai pas de parti pris). Nous avons bien dû gaspiller dix tentatives de flocons avant que le plus lunatique du groupe nous surprenne en nous montrant comment faire! C'était vraiment une belle journée!

Et ça commence à sentir Noël!




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